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En chemin vers Belval, faites le détour vers ce charmant village aux nombreuses fontaines. A remarquer une croix reposoir où l'on posait le cercueil des défunts du village.
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Ce village de 56 habitants possède une superficie de 400 ka.
Il est situé dans la vallée du Bouchard au débouché du col du Hantz sur une voie communale parallèle à la D 424 entre Strasbourg et Nancy (75 Km) au pied de la côte du Mont à une altitude de 450m. Village patrimonial à l’architecture typée : les maisons aux volumes massifs s’enchaînent par les pignons et forment un « village rue » typiquement lorrain. Les fermes sont construites en travée : habitations, grange et étable avec encadrements de grès sur fenêtres, portes et porches. Les porches des granges sont en plein cintre (gabarit voiture, foin). Entouré de vastes prairies et généralement bien entretenu grâce à des troupeaux de moutons (Gérard Marchal de Le Saulcy) et à un troupeau de vaches de race vosgienne (René Marchal de Belval).
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Village du Mont, avec en arrière plan, la côte du Mont
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Le village du Mont est une très belle porte d’entrée vers les sommets de la côte du Mont (altitude 730m). Cette côte gréseuse à forte pente boisée dont les chemins, les sommets et la roche de la Motelotte sont riches en vue d’exceptions. Un itinéraire pédestre et VTT est fléché sur le côté. Les panneaux d’informations sont visibles sur la route du Haut Bout d’où part l’itinéraire à 50m de la Mairie.
Sur le plan administratif :
Le village fait partie de la communauté des communes du pays de Senones, ville située à 5 Km dans la vallée des trois abbayes (Senones, Moyenmoutier, Etival) comme 13 autres communes. Il fait également partie du syndicat intercommunal des Hauts de Salm (écoles avec regroupement « RPI »). Il participe au syndicat intercommunal du Pays de Senones (ordures ménagères, déchetterie de Moyenmoutier, etc).
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Le Maire de la commune
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M Urbain Jean
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L’adjoint au Maire
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Mme Herriot Chantal
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Le secrétaire de Mairie
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Mme Beck Monique
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Un club du 3eme âge existe depuis 1970
Une association : la société de chasse de le « Mont » existe depuis 1957 (GIC de Salm)
Sur le plan historique :
Le village est déjà cité au moyen âge (1207 et 1302). La forme actuelle du nom apparaît en 1711. Village englobé dans la principauté de Salm, il est rattaché à la France en 1793 avec l’ensemble de la principauté de Salm. Signalé en 1845 le village du Mont était considéré comme annexe du Saulcy.
A l’époque il comptait 74 ménages dans 55 maisons. Sa population était de 292 habitants avec 70 élèves dans son école communale. Il y en avait 20 en 1939.
La surface territoriale n’a pas évolué : elle est restée de 400 ha. Il y’avait en 1845 105 ha de bois env. 26%, 60 ha de près et 154 ha de terres labourables, il restait 5 ha de jardins, de vergers et de chenevières (culture de chanvre).
L’évolution de la population du Mont basé sur les recensements :
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Années
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1845
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1911
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11/11/18
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15/01/19
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2005
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Nbre hab
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292
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193
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75
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170
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57
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Les forêts peuplées surtout de hêtres servaient à confectionner du charbon de bois utilisé dans les fours et les forges de Framont près de Grandfontaine au pied du Donon et peut être déjà à Saulxures et à Champenay. Des familles de voituriers du Mont sont mentionnées à plusieurs reprises (Colin et Lemaire). Une partie des habitants travaillaient comme bûcherons, schlitteur, charbonniers, carriers de grès sur les Hauts de Chaumes et carriers de granit sur l’Ortomont et au Puid.
Actuellement (depuis une trentaine d’années) les boisements occupent 316 ha de surface (79 % du ban communal) d’épicéa. Cependant les abords du village en près, jardin viviers et vergers, relativement bien ouverts, offrent des perspectives attrayantes vers les fronts villageois patrimoniaux et en particulier des monuments remarquables.
Les vestiges des hauts fourneaux et bas fourneaux sont encore visibles coté Grandfontaine, les sites des carrières existent toujours à l’Ortomont et du côté des Hauts de Chaumes ainsi que dans les fonds de vallée de Quieux.
Les monuments remarquables :
- l’église paroissiale des habitants du Mont, du Saulcy et de Belval date du 12eme siècle. Elle est qualifiée de « mère église curiale » par Dom Vivien en 1681. Le chœur de l’église fut rebâti en 1662, la tour en 1682. Elle est située à un kilomètre du Mont sur les hauteurs Saint Jean du Mont. Illuminée de nuit elle est mise en valeur dans son écrin boisé.
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- Le monument aux morts des guerres de 14-18 et 39-45.
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Le monument en granit gris de Senones a été érigé entre les 2 guerres. Sont mentionnés sept noms de victimes de la guerre de 14-18 et de deux victimes de la guerre de 40-45.
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- La grotte édifiée à l’initiative de l’abbé Jacquemin, curé de l’époque. Elle fut construite sur un terrain donné par l’ancien maire Charles Bastien grâce aux dons et aux bénévoles. Elle est située sur le ban de la commune du Mont. Elle se trouve entre le Mont et le Saulcy. Elle a été édifiée en 1935 en moellon taillé de granit gris. Elle rappelle la grotte de Notre Dame de Lourde. De nombreuses processions devaient préserver les villages des atrocités de la guerre de 1939. Une plaque rajoutée sur sa façade témoigne de la reconnaissance de la population en 1940. Un vrai miracle a fait que la guérir de 39-45 a épargné le village quand toute la région a été dévastée et que le nombre des déportés de la Vallée du Rabodeau approche les 1000… personnes.
- La croix des chacheux : de style baroque elle est située à l’entrée du ban du Mont au bord de route avant le pont sur le bouchard. Elle date du début du 17eme siècle. Cette croix est en grès rose elle est sculptée sur ses deux faces :
Côté Senones : sous le christ crucifié une tête de mort surs des ferrures croisés, en dessous une marguerite, une tête d’ange et l’instrument de passion : échelle, tenailles, marteau, clous.
Côté Le Mont : sous le christ crucifié une tête de mort sur des ferrures croisés, en dessous une marguerite, une tête d’ange, un coq, les clous pointés vers le haut posés sur un coussin.
- La croix reposoir
La croix reposoir en grès rose est placée dans un virage direction le Saulcy et porte la date de 1769.
La croix porte en son centre un cercle avec l’inscription JHS.
L’autel aurait servi à déposer les cercueils sur le chemin de l’enterrement d’où le nom de reposoir.
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- Les six fontaines de village en grès rose :
A l’origine toutes les six fontaines comportaient deux parties : en premier un abreuvoir réservé aux animaux des fermes et à la suite un lavoir (avec sa planche) à la disposition des populations. L’eau coulait en permanence. Elle servait à l’approvisionnement en eau potable. A savoir que le réseau de distribution a été installé en 1941. Les réserves d’eau des bacs étaient destinées aux sapeurs pompiers pour les cas d’incendies.
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Autres curiosités :
Sur la côte du Mont, à l’extrémité Est près de la roche de la Motelotte (d’où la vue est magnifique) se situe sur un site archéologique important qui est réservé aux générations à venir : il a été découvert après la guerre 39-45 et remblayé à la demande des autorités.
D’autre part un mur en pierre sèche entoure toute la côte du Mont. Il pourrait dater de l’époque celte et confirme l’intérêt qu’il y aura à porter à l’ensemble du site.
L’agriculture :
La production agricole du passé : blé, avoine, sarrasin, pomme de terre et chanvre.
L’agriculture de montagne a perduré jusqu’en 1979 le dernier agriculteur Hubert Roll est décédé à cette époque. Il avait encore un troupeau de 20 vaches à sa mort.
Les commerces :
Le dernier café (sur un total de cinq) a fermé en 1979 avec le décès de Madame Marcelle Caumont dit «la marcelle ». Un boulanger épicier fait ses tournées journalières dans le village.
L’industrie :
La scierie bastien-collin créée en 1926, implantée sur le Bouchard était une entreprise familiale jusque 1987. Actionnée par la force hydraulique et modernisée au fil des années elle est reprise jusqu’à son arrêt définitif en 1995 après un incendie.
En aval et toujours sur la D 424 sur le site des chacheux, dans les locaux d’un ancien tissage de coutil du 19eme siècle, Monsieur Henri Urbain avait aménagé entre 1938 et 1963 une fabrique de caisses. L’ensemble du bâtiment à l’architecture typique avec ses ouvrages hydrauliques sur le Bouchard (canaux de dérivations, retenue d’eau et vannes) offre un intérêt évident.
Une troisième usine située sur l’embranchement de la D 424 et de la route vers Le Puid a été reconvertie jusque 1997 en graniterie. Une partie des ouvrages hydrauliques est encore visible.
Enfin, une taillanderie fabriquant des outils agricoles employait déjà deux ouvriers en 1845 sur le lieu-dit « Le Martinet ».
Existait également une carrière de trapp avec un concassage sur le Bouchard.
L’avenir :
Une partie des anciennes fermes est transformée en habitations secondaires : grâce à son calme et à sa beauté, la région attire le tourisme. Un grand espoir repose sur les projets et les réalisations en cours dans les villes toutes proches de Senones, Moyenmoutier, Raon l’Etape et Saint Die.
La présentation du village a été préparée par un habitant, avec l'aide de la mairie de Le Mont.
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